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Promotion de la Santé et des Droits Sexuels et Reproductifs au Bénin (PSDSR)

IATI Identifier:

Published on IATI
  • date_range Jan 01, 2018 - Dec 31, 2020
  • autorenew Implementation (Status)

La théorie de changement tient compte des thématiques identifiées à la suite de l’analyse du contexte et des expériences empiriques des jeunes impliqués dans le processus de son élaboration. Sa vision de faire des jeunes et adolescents du Bénin des vecteurs de développement s’exprime ainsi que suit : Vision du projet : D’ici 2022, l’environnement socio-politique encourage les jeunes hommes et femmes du Bénin à accéder aux services SR de qualité, assure le niveau d’autonomisation et d’épanouissement nécessaire à la libération de leur plein potentiel. Afin de contribuer à l'atteinte de sa vision, le Consortium a identifié deux grands résultats portant sur le droit à la santé reproductive et les droits sexuels. Pour la santé de reproduction, le projet couvre la population des zones d'intervention dans sa totalité, en tenant compte des intérêts et rôles différents des filles, garçons, femmes et hommes et notamment de la position défavorable des jeunes filles et des femmes. En ce qui concerne les droits sexuels, l'accent est mis sur les jeunes filles et garçons, pour ainsi contribuer à leur plein épanouissement. Ces deux résultats sont formulés comme suit : R.1: Les jeunes filles et garçons, ainsi que les femmes et hommes dans les zones d'intervention du projet jouissent de leur droit à la santé reproductive. R.2: Les jeunes filles et garçons dans les zones d'intervention du projet jouissent de leurs droits sexuels. Dans la TdC du projet, plusieurs outcomes interconnectés doivent conduire à l'atteinte de ces deux résultats. Afin de pouvoir jouir de la santé reproductive (SR) il est nécessaire d'abord que les jeunes et adultes se protègent effectivement des IST et le VIH/SIDA (OC.1). Ils pourront le faire si le préservatif est disponible et facilement accessible(OCI.12). Cela veut dire qu'une très bonne distribution est nécessaire, même en dehors des prestataires de services de santé (comme par exemple des kiosques/PDV) et que le prix soit abordable, aussi pour les plus vulnérables. Le projet œuvrera pour la gratuité des produits et soins de SR selon l’initiative en préparation au niveau de la DSME. Il faudra également que les populations acceptent de faire le dépistage volontaire et au besoin suivent des traitements appropriés. L'expérience du Consortium montre que les jeunes et adultes le feront si les centres (aussi bien publics que privés) sont suffisamment équipés de matériels avec un personnel qualifié (OCI.11). Toutefois, une autre condition est un bon cadre d'accueil, notamment pour les jeunes (OCI.10). La clientèle traditionnelle de la plupart des centres sont les femmes mariées. Le tabou social concernant le sexe pré mariage joue sur l'accueil souvent négatif des jeunes. Il est important que ces centres adaptent les services à ce groupe cible, que les jeunes se sentent à l'aise de les fréquenter et qu'ils puissent le faire dans la confidentialité. Ceci est plus facile à faire dans les centres gérés par les OSC, qui combinent souvent d'autres activités avec les services en SR, que dans les centres publics. Afin d'assurer que les jeunes fréquentent aussi ces derniers, les parents doivent les encourager à le faire. Un changement d'attitude est nécessaire surtout par rapport aux filles. A cause du même tabou, les parents ne conçoivent pas le fait qu’une fille non mariée visite un centre SR. Aussi bien pour des raisons de contraception que pour la protection des filles contre les IST/VIH/Sida et en tenant compte de la réalité actuelle des relations prénuptiales, il s'avère important que la fréquentation des centres devienne une pratique acceptée. Pour y arriver le projet compte engager les parents (OP.7) et influencer l'opinion à travers des campagnes médiatiques (OP.6) ainsi que du travail avec des cadres de concertation communaux (OP.5). Afin d'assurer la qualité des services dans les centres et la bonne distribution des produits, le projet compte aussi sur les cadres de concertation communaux pour inciter les élus à inclure la SDSR dans leur planification et budget communal. L’engagement des parents ne portera pas seulement sur la SDSR et l'importance de fréquenter les centres de SR, mais aussi sur l’intérêt d'une éducation équitable et la valorisation des filles (OP.7). Le projet cherche ainsi à inciter les parents d'encourager les filles à poursuivre leur scolarité et une vie économique active, pour rompre avec la culture de dépendance économique des femmes, qui les empêche de s'épanouir et de faire des choix reproductifs libres. Si cela est important pour toutes les filles, il l'est encore plus pour les filles mères qui se retrouvent souvent sans soutien. L'abandon ou parfois même le rejet des filles mères ne gêne pas seulement l'épanouissement des jeunes mamans, mais aussi celui de leurs enfants. Il en suit facilement un cercle vicieux de pauvreté, de dépendance et d'abus sexuel, avec des maternités non désirées comme conséquence. L'acceptation des filles mères dépendra de la déconstruction du complexe culturel de virginité-virilité et la protection de l'honneur de la famille qui en fait partie. Ce sujet sera alors intégré dans les initiatives en faveur des parents, le travail de mobilisation des communautés (OP.5) et la campagne médiatique (OP.6). Deux autres résultats sont attendus de ces interventions. D'abord, elles conduiront à l'acceptation des parents de discuter effectivement de la sexualité et de la SR avec les enfants, malgré la gêne traditionnelle à propos de ce sujet (OCI.15). Ensuite, les activités imprègneront les hommes de l'importance pour leurs femmes de veiller sur la santé reproductive à travers les services disponibles (OCI.16). Cela permettra de rompre avec l'idée qu'une femme qui fréquente un centre de SR (même pour le suivi de ses maternités) n'est pas bien entourée et doit donc être de mœurs dubitatives. Tout cela fera que les jeunes et adultes seront bien informés sur les questions de SDSR et les infections sexuellement transmissibles (OCI.2) et qu'ils bénéficient de services de qualité au sein des centres (OCI.1). Par conséquent, ils se protègeront contre les IST/VIH/Sida (OC.1) et feront des choix responsables en matière de santé sexuelle et reproductive, à l’âge qui convient et en toute liberté (OC.2). Ensuite, les jeunes filles et femmes auront des maternités espacées et bien accompagnées. Afin de pouvoir jouir pleinement de leur droit à la santé reproductive, il faudra également que les jeunes aient des relations sexuelles consentantes et sécurisées (OC.4) et que les parents et l’environnement social direct des jeunes respectent leurs choix reproductifs et sexuels y compris des choix d’identité sexuelle (OC.5). Pour y arriver, l'information et l'accès aux services et produits jouent un rôle, mais spécifiquement pour les filles, avec deux autres préalables. Elles sont souvent victimes d'abus sexuel parce qu'elles manquent de soutien matériel des parents pour subvenir à leurs besoins. Cela est lié à la priorité donnée aux garçons et relatif à leur rôle traditionnel de gagne-pain, mais aussi au sentiment dans les familles patriarcales qu'en investissant dans les garçons, on investit dans la famille, parce que les que les filles sont condamnées à "partir" après leur mariage. Cette réalité en combinaison avec le manque de valorisation des filles et de leur corps conduit à des pratiques sexuellement abusives pour des petites sommes d'argent (100F à 500F par endroit). Paradoxalement, les parents contribuent ainsi à la perte de la virginité des filles qui est considérée si précieux. Le projet cherche à influencer l’éducation des filles afin de la rendre plus équitable et valorisante ; que les filles n'aient plus besoin de se livrer à des pratiques abusives (OCI.3) et qu'elles développent confiance en elles et sachent dire "non" (OCI.4). Non seulement, l’engagement des parents doit y contribuer, mais également le travail de sensibilisation, d’éducation et de mise en réseau dans les communautés et dans les écoles. Une éducation sexuelle complète (ESC) est visée pour tous les jeunes (OCI.18). Le Ministère de l'Enseignement Secondaire travaille sur le développement de modules à intégrer dans le curriculum du collège avec l'appui de l’UNFPA. En même temps, les OSC offrent des modules en ESC aux jeunes scolarisés et non scolarisés (OP.8). Cela se fait dans les centres des jeunes et les centres de formation professionnelle. Le projet fera des efforts spécifiques pour répertorier les jeunes qui se trouvent en dehors de ces structures, parce qu'ils n'ont jamais fréquenté l'école ou font des travaux (OP.11). Le projet travaillera en complémentarité avec les efforts du ministère pour l'élaboration des modules (OP.9) et la formation des animateurs communautaires (OP.10). Tout ceci touche également au domaine des droits sexuels. La confiance en soi, l’estime de soi et le soutien des parents aideront les jeunes à faire des choix sexuels et reproductifs délibérés, y compris le choix de leur identité sexuelle et ce, malgré les tabous qui entourent le sujet. Il faudra également que l'école devienne un cadre sûur et équitable, qui encourage les filles à poursuivre leur scolarité et qui s'oppose à des pratiques sexuellement abusives, non seulement des camarades de classe, mais aussi de la part des enseignants (OCI.5). Pour changer les pratiques courantes, un système de suivi strict est nécessaire. Il demande l'appui des directions des collèges et universités. Le Consortium pense que le cadre de concertation des acteurs de la commune (OP.5) ainsi que la mise en réseau et le renforcement de capacité des organisations de jeunes (OP.2) pourront aider à créer la pression nécessaire pour réaliser ces changements. Il faudra aussi que les jeunes soient informés sur les droits sexuels afin qu’ils puissent les défendre et s'épanouissent économiquement (OP.1) ; qu'ils soient soutenus pour générer un revenu (OP. 3). L'éducation sexuelle assurée par les OSC sera faite pour cette raison en combinaison avec des activités génératrices de revenu adaptées. Afin de pouvoir jouir de leurs droits sexuels, les jeunes doivent être à l’abri des violences sexuelles et basées sur le genre (OC.6). Cela nécessite, en plus de tout ce qui précède que le climat de tolérance vis-à-vis des abus sexuels change, aussi bien au niveau de la communauté, des leaders d'opinion (OCI.7) qu'au niveau des autorités. Ces dernières assurent un système judiciaire efficace et les victimes utilisent effectivement ledit système pour faire juger les coupables. Actuellement, peu de cas sont amenés en justice pour des raisons socioreligieuses (réticences contre la dénonciation, la stigmatisation des victimes de VBG (OCI.9)) et l'inefficacité des procédures. En dehors du travail de mise en réseau, plaidoyer et sensibilisation, le projet accompagnera des victimes dans la poursuite en justice (OP. 4), afin de, non seulement résoudre des cas individuels, mais aussi créer des précédents qui contribueront à des changements dans le discours et les pratiques de tolérance (OC.7 et OC.6). Enfin, la mise en place d’un bon système de coordination fonctionnel reste nécessaire avec l’implication de toutes les parties prenantes (OC6) et (OCI.18).

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Sectors:
  • Reproductive health care

Participating Organisations

Dutch Government Government Funding
PSI International NGO Implementing

Transaction

Transaction Value Provider
Receiver
Type Date

Budget

22,118,348 USD
  • 18,000,000 EUR (Valued at Apr 06, 2018)
    date_range Apr 02, 2018 - Dec 31, 2018
access_time Updated on Sep 15, 2022 14:04:19